[Manga] Sayonara Football

manga (shonen) de Naoshi Arakawa
Ki-oon (shonen) 2016
2 tomes terminés au Japon
Genre : sport
192 p./6.60€

 ★★★★☆ 

Nozomi a un don exceptionnel pour le football qu’elle pratique depuis toute petite. Arrivée au collège, elle intègre le club mais l’entraîneur refuse d’en faire une titulaire car elle est une fille. Cependant, sa rencontre avec Namek, un camarade qu’elle a formé enfant, et qui à présent se prétend plus fort qu’elle, l’oblige une ultime fois à user de ses talents.

Guerre des sexes

Avant le superbe Your lie in April dont l’anime m’aura fait pleurer toutes les larmes de mon corps, Naoshi Arakawa a sorti cette histoire courte où l’adolescence et le football sont étroitement liés.

Nozomi aime le foot avec passion et le pratique avec talent. Mais parce qu’elle est une fille, l’entraîneur refuse de la sélectionner pour le premier match inter-collèges. Cette décision, que l’on pourrait juger sexiste, se justifie par la différence de gabarit qui s’opère à l’adolescence entre garçons et filles. Même si le foot n’est pas qu’affaire de puissance physique brute, elle compte, et Nozomi sait qu’elle ne pourra plus rivaliser longtemps avec ses camarades sur le terrain.

L’adolescente affronte cet état de fait avec bravoure et en continuant à jouer ; malgré la rage et la frustration, elle garde à l’esprit que le foot est un sport d’équipe et sait mettre en valeur ses coéquipiers tout en s’assurant la victoire, ce qui fait d’elle un excellent stratège même si un peu tête brûlée. Elle aurait pu continuer ainsi si l’un de ses anciens camarades de primaire n’était pas revenu en affirmant être devenu meilleur qu’elle puisqu’il est un garçon.

Naoshi Arakawa nous fait ressentir tout le feu qui anime Nozomi mais aussi ses amis d’enfance, devenus d’excellents joueurs à force d’entrainement. Bien qu’ils soient parfois gênés par l’obstination de leur amie à vouloir être titularisée et donc reconnue par l’entraîneur, ils ont conscience de son talent et de ce qu’ils lui doivent. L’entraîneur d’ailleurs, enrage qu’elle ne soit pas un garçon (alors que le club n’est pas officiellement masculin, y’a un peu d’hypocrisie de sa pat aussi).

Mais il n’y a pas qu’une question d’ego, l’amour s’est également invité dans l’histoire. Des sentiments souvent à sens unique, et qui ne se révèlent vraiment que sur le terrain ou de des discussions intimes, garçons et filles ne se sentant pas encore prêts à les révéler au grand jour. En auront-ils même la possibilité…

Le dessin est juste superbe, à la fois dynamique et expressif. Il fait ressentir les rapports de force entre les personnages (qui ne sont pas toujours en défaveur de Nozomi) et les scènes d’action dédiées au foot sont magistralement rendues.

Qu’adviendra t-il de Nozomi et de sa passion ? Vous n’aurez pas à attendre longtemps pour le savoir. Sayonara football tient en effet en deux tomes d’actions et de sentiments intenses et jouissifs. Impossible de finir la série sans savoir ! Une chouette lecture qui démontre que les terrains de foot ne sont pas que pour les mecs et que le talent peut être reconnu à sa juste valeur.

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