[Cinéma] Ghost in the Shell 2017

Affiche Ghost in the shellfilm de science-fiction de Rupert Sanders
Avec Scarlett Johanson, Takeshi Kitano…
D’après le manga (seinen) de Masamune Shirow
Sortie le 29 mars 2017
1h47

 ★½☆☆☆ 

Chargée d’enquêter sur le hacking et le décès de plusieurs scientigiques de la puissante société Hanka, le Major, agent de la section 9, met au jour un projet secret, qui aurait un lien avec le passé qu’on lui dissimule. Dans ce futur où la technologie a pris son essor, cette quête d’identité pourrait s’avérer dangereuse.

 

Innocence of the Stand Alone Complex

Je suis fan de Ghost in th Shell. Une vrai fangirl en fait. Et en bonne fangirl, j’ai tiré une gueule de trois pieds de long quand j’ai appris que Hollywood travaillait sur une adaptation live du manga de Masamune Shirow. Si les Japonais sont mauvais en terme d’effets spéciaux 3D, les Américains sont ultra mauvais en terme de remakes de titres nippons – coucou Dragon Ball Evolution. Et je ne parle pas du whitewashing systématique ou des choix de scénarios hasardeux.

Bref tout ça pour dire que ce nouvel opus est dans la droite ligne de cet état d’esprit. En pire. Je n’ai pas aimé. Je n’ai pas détesté. Je n’ai rien ressenti. Strictement rien. 1h47 de vide.

En gros, Rupert Sanders a visionné GITS, Innocence, la série Stand Alone Complex, puis il a cassé sa tirelire pour refiler son fric au type des effets spéciaux, à Scarlett Johanson et Takeshi Kitano. Il n’y avait plus d’argent pour le scénariste. Or, avec le charisme et la plastique de rêve du Major, c’est l »histoire qui fait de Ghost in the Shell une oeuvre inoubliable.

Le scénario n’apporte rien à la licence et se contente de remâcher consciencieusement tout ce qui a été fait. Les réflexions transhumasistes, philosophiques, l’individualité et les rapports entre l’évolution technologique et l’humain sont balayés au profit d’une quête d’identité qui aurait pu avoir du sens si elle n’était pas truffée d’incohérences. Même les accointances corruptrices entre l’industrie privée et l’Etat n’ont pas de saveur.

Motoko KusanagiCôté image, c’est beau. Très. Les moyens ont été mis dans la recréation des scènes cultes de la saga, que ce soit le saut dans le vide du Major en combinaison thermo-optique ou les scènes de combat boostées au bullet-time. La ville, saturée de pubs et d’images en réalité augmentée est superbe et tous les éléments de décors sont des hommages aux oeuvres de Oshii et Shirow. Mais c’est froid et sans personnalité. Même si le cyberpunk n’est pas le genre le plus chaleureux qui soit, rien dans la photo du film ne lui rend vraiment justice surtout pas les scènes dans l’obscurité et quasi illisibles.

Pour le jeu des acteurs… autant j’apprécie Scarlett Johanson, autant je crois que les blockbusters ne lui conviennent pas. Elle ne dégage rien du charisme autoritaire du Major. Batô en revanche est un peu plus proche de son alter ego anime, de même que Aramaki, le chef de la section 9. Mais le casting entier ne semble pas avoir compris la portée du film et souffre d’un manque d’investissement certain. Le choix de ne pas attribuer de doubleur à Kitano, s’il répond en partie aux polémiques concernant le choix d’acteurs non-japonais, rend également bancal tout le jeu des acteurs et toute l’immersion dans le film.

Bon sang même la musique est fade ! Kenji Kawaii me manque, Yoko Kanno me manque ! Il n’y a rien pour porter l’action ou les dialogues contemplatifs. C’est de l’électro creuse et le petit hommage aux voix si particulières des chanteuses des deux premiers films ne changent rien.

Je n’ai regardé que la bande annonce, histoire de ne pas me gâcher a surprise et n’ai pas été étonnée de voir des scènes que je connaissais déjà reprises dans le film. Mais je ne m’attendais pas à un remake aussi maladroit du premier Ghost in the Shell. Concrètement, on aurait du donné le projet à Disney, qui fait un bien meilleur travail sur les remakes live de ses classiques animés, tout en apportant ce petit plus qui leur donnent une existence propre à celle de leurs ainés. La Belle et la Bête que j’ai été voir tout de suite après, en est un bon exemple.

Ce Ghost in the Shell live se laisse regarder, mais s’oublie tout aussi vite. Il n’apporte rien tout en pompant sans vergogne dans son riche héritage. A part pour faire un jeu à boire « Dans quel GITS avez-vous vu cette scène » vous allez perdre votre temps. Vu mon passif avec cette série, je ne sios pas vraiment capable de me mettre à la place d’un nouveau venu, mais je dirai que c’est un bon film d’action, qui ne révolutionne rien au genre… Mais mo je n’ai rien ressenti.

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