[Ciné] La reine des neiges

Affiche du film la reine des neigesfilm d’animation de Chris Buck et Jennifer Lee

Walt Disney Company

Sortie le 4 décembre 2013

1h42

 ★★★☆☆ 

Après des années à l’écart du monde, le royaume d’Arendelle ouvre ses portes, à l’occasion du couronnement d’Elsa. La jeune femme redoute ce moment, alors que sa sœur cadette, Anna, attend ce jour avec impatience. Lors de la soirée, le secret d’Elsa est découvert et elle s’enfuit, plongeant le royaume dans un hiver éternel. Avec l’aide de Kristoff, Anna se lance à sa poursuite.

Veux-tu faire un bonhomme de neige ?

Après l’excellent Monstres Academy et le très dispensable Planes, j’avoue que j’attendais avec impatience ce Disney de Noel. Premièrement parce que l’hiver est ma saison préférée (nierk) et ensuite parce que la bande-annonce promettait beaucoup. Au final, il y a du bien et du moins bien.

Je peux rassurer ceux qui ont vu les trailers : les similitudes avec Raiponce sont minimes. Le film a son identité propre, et joue beaucoup avec les codes qui ont fait le succès des contes de fées made in Disney. En vrac, une princesse qui colle un pain à mains nues à un prince, pas mal de trahison et de dramas, et une grosse TRÈS GROSSE remise en cause du coup de foudre selon les contes. Oui rien que ça.

Les princesses du film sont plutôt attachantes. Anna est une jeune femme optimiste (voir carrément naïve) qui espère que le couronnement de sa sœur ouvrira de nouveaux horizons et qui sait, lui apportera le grand amour (eh oui, on y échappe pas). Elsa, en revanche, du fait de son pouvoir sur la glace et son rôle de future reine d’Arendelle, est distante et redoute le contact avec autrui. La révélation de son secret sera la goutte d’eau qui fera déborder le vase. Et pourtant, Elsa n’est pas méchante, juste très effrayée… Quant à Anna, c’est sa volonté d’arranger les choses qui fait d’elle une princesse qui va de l’avant.

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De gauche à droite, Elsa, Kristoff, Olaf, Sven, Anna et Hans

Comme d’habitude, on retrouve les poncifs d’un Disney ; une très libre adaptation du conte de Andersen, Kristoff, le mec improbable et pas franchement emballé par l’aventure (doublé par Donald Reignoux, mon chouchou responsable de Shinji d’Evangelion et Sora de Kingdom Hearts), un sidekick étrange , en la personne de Olaf, le bonhomme de neige un peu neuneu doublé par Dany Boon (qui a son nom TOUT SEUL au générique de fin, avant TOUS les autres comédiens de doublage… ),  Sven le renne (il a le même comportement que Max, mais en plus stupide). Il y a évidemment de la princesse à sauver (elles sont deux, pourquoi se priver), mais là, les clichés du genre sont vraiment bien détournés. Ceux qui maudissent Disney pour avoir sanctifier le mythe du prince charmant apprécieront…

Et ceux qui maudissent Disney pour avoir introduit les chansons dans un long-métrage animé pourront sortir leurs poupées vaudou. Pas moins de 9 mélodies égrainent le film à intervalles réguliers, et il n’y en a qu’une que j’aime vraiment, les autres donnant une sonorité très comédie musicale à l’ensemble. N’étant pas fan du style, j’avoue que ça m’a rapidement agacée. De plus, les voix des chanteuses françaises sont vraiment très semblables, c’est assez gênant lors des duos.

Le film manque également de ce souffle épique qui fait qu’on adhère complètement. La Reine des neiges voulait réintroduire le méchant bien méchant, mais s’y prend mal… parce qu’il y a trop de méchants. Trop de monde porte d’intérêt à Arendelle, et c’est comme si les scénaristes n’avaient pas pu choisir qui serait le salaud de l’histoire, les circonstances ou un danger bien réel. C’est dommage.

Malgré ses défauts, la Reine des neiges pourra se tailler une bonne place parmi les films à regarder à Noël. Il y a beaucoup d’humour et les effets de glace et de neige sont juste superbes à regarder.  Idéal pour passer un bon moment avec du chocolat chaud en regardant les autres se geler dehors.

Note : testé en conditions de guerre, donc avec des gamins trop petits pour suivre et qui se sont mis à courir partout, et une mère de famille qui répond au téléphone pendant la séance…

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