Noblesse oblige. Tome 3 : le conte mis à nu

couverture du tome 3 de noblesse obligeRomance historique de Sally MacKenzie

Milady romance 2012

384 p. 7.90 € (papier), 5.99 € (numérique sans DRM)

 ★★½☆☆ 

Pour échapper à Lady Felicity qui veut le forcer à l’épouser, Robert Hamilton, conte de Westbrooke n’a d’autre choix que de fuir sa propre chambre.  En tenu d’Adam, il s’introduit par inadvertance chez Elizabeth, pas plus habillée que lui. Pour sauver leurs réputations, il faudrait qu’ils se marient, mais la situation n’est pas aussi simple.

Les petits soucis font les grands scandales

Toujours enthousiasmée par cette série, et impatiente de revoir des personnages que j’avais simplement croisé dans Le duc mis à nu et Le marquis mis à nu, j’ai directement enchaîné avec ce troisième tome. Mais je ressors de ma lecture un peu mitigée.

Robert « Robbie » Hamilton est le cousin de Sarah, devenue duchesse d’Alvord en épousant le frère d’Elizabeth « Lizzie » Ruymon. C’est bon, vous suivez ? Donc Robbie et Lizzie se connaissent depuis longtemps. Mais Robert est aussi le conte de Westbrooke, un titre que convoite beaucoup de jeunes filles en quête d’un mari riche et à la situation avantageuse. Dans le cadre de la partie de campagne organisée par le baron Tynweith, la licencieuse et arriviste Lady Felicity va tout faire pour mettre la main sur Robert.

Sont également présents Lady Béatrice, connue pour ses frasques et son franc-parler, Lady Dunlee, la pire commère de Londres, toujours à l’affût des ragots, et Lady Charlotte, venue exprès pour se venger du duc d’Alvord en compromettant Elizabeth.

Arrivés là, vous vous dites que c’est le bazar (pour rester polis et parce que les parties de campagne de Tynweith sont vraiment réputées pour finir en… bazar donc). Et vous aurez raison.

Je ne suis pas fan de ce tome car il joue plus sur les instincts primaires des protagonistes que sur les sentiments. Le contexte, les personnages en présence, dont certains à la réputation plus que douteuse, et la pression de la bonne société font qu’une situation simple et somme toute facile à débrouiller, devient un traquenard sans nom. Robbie a des raisons – valables même si un peu bizarres – de ne pas s’engager, et Lizzie a des raisons de poursuivre Robbie, mais il n’auraient pas pu choisir pire endroit pour se retrouver confronter à leurs sentiments et au monde.

J’aime bien Lizzie, malgré les erreurs qu’elle peut commettre, elle reste une jeune femme sensée et déterminée et son côté fleur bleue n’est pas envahissant. De son côté, Robbie se comporte comme un dandy, soucieux de paraître et un peu goujat, mais bien plus blessé qu’on ne le croit.

Le fait que l’auteur mette l’accent sur le sexe plus que sur les sentiments m’a dérangée. Je ne suis pas prude mais on dirait qu’ils ne pensent qu’à ça, et cela perturbe ma vision, peut-être un peu trop idéale des bonnes manières de l’époque. Le moindre contact est prétexte à des débuts de fantasmes pas toujours assumés. C’est mignon au début, mais vite lassant.

On peut se consoler avec l’insupportable Lady Dunlee et les complots de Felicity et Charlotte, même si cette dernière aura rapidement d’autres centres d’intérêts et qu’elle acquiert un nouveau statut à mes yeux.

Bien que les personnages soient intéressants à suivre, je ne suis pas sortie de ma lecture aussi contente que ce que je pensais. La conclusion, aussi précipité qu’énervante, me laisse un gout amer malgré le happy end.

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