Noblesse oblige. Tome 2 : le marquis mis à nu

couverture noblesse oblige tome 2Romance historique de Sally MacKenzie

Milady romance 2012

384 p. 7.60 € (papier), 5.99 € (numérique sans DRM)

 ★★★½☆ 

A la mort de son frère, Charles Draysmith revient au domaine familial pour assumer ses fonction de marquis de Knightsdale, charge dont il n’a jamais voulu. Sa rencontre avec Emma, une amie d’enfance pourrait arranger ses affaires.

On échappe pas à l’amour

Ayant eu un bon souvenir du Duc mis à nu, je me suis lancé sans grand mal dans cette histoire qui, je dois l’avouer, est assez plaisante malgré les clichés du genre.

Charles est le second fils de feu Lord Knightsdale et a embrassé la carrière militaire. Il n’apprécie pas d’être propulsé marquis par la force des choses, une charge qui implique également de s’occuper des deux filles que son frère Paul laisse derrière lui, Isabelle et Claire. Une charge qui lui impose également de se marier et d’engendrer un héritier rapidement. Dans ce but, sa fantasque tante Béatrice organise un bal, rassemblant tout ce que la bonne société à de filles à marier : la chasse est ouverte.

Dans ce contexte lugubre pour notre homme, sa rencontre avec Emma « Brindille » Peterson, va lui donner la possibilité de se dépêtrer de ses soucis. Ils se connaissent depuis l’enfance, elle a le sang bleu (son père est fils de conte, 4eme seulement, mais on ne va pas chipoter), le sens des responsabilités et Isabelle et Claire l’adorent et la considèrent un peu comme leur mère. Charles n’y voit que des avantages, alors qu’Emma, bien qu’éprouvant des sentiments pour le nouveau marquis ne tient pas à lui servir de prétexte pour remplir ses devoirs vis à vis de la bonne société.

Commence un patient jeu de chat cherchant à attraper la souris tout en évitant les pièges tendus à chacun. Pour Charles, esquiver la très entreprenante lady Caroline tout en prenant conscience de ses responsabilités envers ses nièces et son domaine. Pour Emma, savoir lâcher prise par rapport à sa propre famille, dont elle a pris la charge très jeune, éviter les attentions douteuses de Stockley, apprendre à faire confiance et gérer sa peur des araignées.

J’ai apprécié cette histoire pour ses personnages attachants malgré des caractères très entêtés et entiers. Charles est un ours qui ne demande qu’à se laisser attendrir et Emma une jeune femme qui a besoin de se confronter à autre chose qu’à elle-même pour s’épanouir. Suivre leur évolution est très intéressant, surtout quand ils doivent faire face à la cohorte de problèmes qui les assaillent, comme les fantômes du manoir où les tentatives de leurs entourages respectifs pour les mettre ensemble ou les séparer.

La plume légère de l’auteur rend les rebondissements amusants à lire, même si l’intrigue est prévisible au possible. L’incursion de la bonne société londonienne, en la présence des mères et des filles à marier, donne un aperçu assez édifiant des mœurs de l’époque, entre messes basses  piques bien senties et recherche du scandale. Quant aux scènes un peu plus intimes, elles sont plaisantes à lire, à la fois sensuelles et romantiques.

Le marquis mis à nu est donc une lecture légère, parfaite pour la détente, et je n’en demande pas plus.

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