Pacific Rim

Pacific-Rim-Affiche-Francefilm de science fiction de Guillermo del Toro
Warner Bros 2013
2h10
vu en VF et 2D (la 3D c’est le mal)

 ★★★★☆ 

 

Les Kaiju, de gigantesques monstres sortis des profondeurs de la mer, sèment mort et désolation, poussant les nations à unir leurs ressources pour riposter. Ainsi naissant les Jeagers, des robots géants à deux pilotes qui parviennent à contrer l’ennemi. Mais suite à plusieurs défaites, le programme Jeager est interrompu. 5 ans après avoir perdu son frère en mission, Raleigh Becket est rappelé pour une dernière sortie, dans le but de refermer la faille sous-marine d’où sont originaires les Kaiju.

Robots contre aliens

Je suis partie voir Pacific Rim par curiosité, tout en sachant que j’ai peur des monstres. Ne cherchez pas, je suis comme ça, maso. Le film a tellement fait parler de lui que je me suis dit que ça serait intéressant, ne serait-ce que par les affirmations farfelues qu’il a entraîné bien avant sa sortie.

Déjà, le film est critiqué par les rageux comme étant un remake de Godzilla qui n’avoue pas son nom. Ce qui est faux selon moi car :

  • le dinosaure mutant issu du cinéma japonais n’a affronté que très peu de robots dans son existence, et jamais construits de la main de l’homme (même si certains ont aidé).
  • il y a déjà un remake de Godzilla prévu pour 2014, en plus de celui de 1998 tourné par Roland Emmerich (très discutable, je le reconnais).

Ensuite ben… c’est un blockbuster, avec tout ce que ça implique. Donc on baisse un peu son seuil d’exigence et on attend de voir si le film surprendra.

Étonnamment le scénario se tient. On peut tiquer sur la rigueur scientifique qui amène ces grosses bébêtes sur Terre, il n’en demeure pas moins que les explications sont valables. J’ai bien aimé l’idée que les aliens viennent d’en dessous : ça rendait le côté « invasion imminente » bien plus tangible qu’une escadre de vaisseaux aux pilotes mystérieux passant l’atmosphère.

Malgré la taille (au sens littéral du terme) des forces en présence, le film est très humain. Le pilotage des Jeagers doit forcément se faire à deux personnes compatibles et se assez faisant confiance pour que chacune squatte les pensées de l’autre. Rapidement, les relations – amicales, antagonistes ou hiérarchiques – que les personnages entretiennent les uns avec les autres deviennent assez importantes pour éclipser les combats et donner d’autres enjeux au film.

En haut un Kaiju de Pacific Rim En bas un alien poilu de Attack the block Dieu qu'ils sont vilains :D

En haut un Kaiju de Pacific Rim
En bas des aliens poilus de Attack the block
Dieu qu’ils sont vilains 😀

Mais quand même… ON EST LA POUR DE LA BASTON ! Et il y en a, c’est carrément dantesque. Les Kaiju sont vraiment vilains avec leurs bouches phosphorescentes qui m’ont rappelée les monstres de Attack the Block, en plus gros, forcément. Et plus on avance dans le film, plus ils sont flippants et forts. J’ai trouvé les Jeagers très impressionnants, bien faits autant à l’intérieur qu’à l’extérieur bref so classy. Mais les meilleures parties restent les destructions massives de grandes métropoles, j’avoue que ça, c’était assez cool. Ce qui me fait penser qu’à part des buildings, je ne me rappelle pas avoir vu de grands monuments célèbres se faire ratiboiser… Si c’est le cas, c’est bien, on évite un cliché 😀

J’ai beaucoup aimé les acteurs, en particulier celle qui joue Mako, la coéquipière de Raleigh, et Idris Elba, à qui je trouve un charisme fou (même si son discours galvanisant n’était pas le meilleur qui soit :p ). J’ai aussi eu un gros coup de coeur pour les deux scientifiques de l’équipe, véritables stéréotypes du nerd sur-diplômé, toujours à s’engueuler sur leurs idées. Ils m’ont beaucoup fait penser à Leonard et Sheldon de The Big Bag Theory.

Pour moi Pacifin Rim est une réussite. J’y ai cru jusqu’au bout. Je ne sais pas comment Del Toro s’y est pris pour faire oublier que son film est plein de fonds verts et de post production, mais il a réussi. Il y a beaucoup d’humain là où on pouvait redouter qu’il tombe dans le too much spectaculaire, et assez de spectaculaire pour ne pas regretter son achat de pop-corn. Et il remporte aussi le prix de « Eien ne veut pas s’aventurer la nuit dans son appartement pour aller au petit coin ».

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