[Ciné] Frankenweenie

Le meilleur – et le seul – ami de Victor Frankenstein c’est Sparky, son petit chien. Quand celui-ci disparaît tragiquement, le petit garçon est inconsolable et souhaite plus que tout le retour de son compagnon…

Mon petit monstre

Je l’attendais avec une petite impatience ce Burton, surtout après ma déception Dark Shadows. Si le maître n’arrivait plus à me satisfaire avec de vrais acteurs, peut-être qu’un retour à ses autres amours, l’animation par marionnettes me le rendrait meilleur. L’objectif est rempli… en partie.

Bienvenue à New Holland, une petite ville de banlieue proprette typique des Etats-Unis des années 60-70. Victor, un petit gars d’une dizaine d’années préfère réaliser des films inspirés de Godzilla plutôt que de passer du temps dehors avec les autres enfants. Son seul ami est son chien, Sparky, qui le suit partout. Malgré la présence inquiétante de l’irascible voisin – et accessoirement maire de la ville – la vie est plutôt tranquille. Jusqu’à ce jour dramatique de match de base-ball où le chien disparaît dans un accident.

Victor ne se voit pas vivre sans Sparky. Au mépris du danger, du tabou de la la frontière entre la vie et la mort, il décide de ressusciter son chien. L’idée lui est venue par son nouveau professeur de sciences, un homme au nom imprononçable et aux idées progressistes – qui auront tôt fait de passionner les enfants et d’inquiéter les parents. Mais à cause d’Edgar, la fouine de la classe, plusieurs camarades de Victor ont vent de l’exploit et pensent qu’il va présenter Sparky au prochain concours de sciences et remporter le prix. Ils n’auront alors de cesse de tenter de reproduire l’expérience pour le surpasser.

A l’origine Frankenweenie est un court-métrage de 1984 que Burton a remanié. On y retrouve donc tous les ingrédients du réalisateur, saupoudré d’hommages aux films fantastiques. On voit notamment des extraits du film Frankenstein de 1931, celui qui a rendu le monstre célèbre. Mais ici, pas question de vengeance contre la race humaine ou de dégoût de soi, mais du moyen pour un petit garçon d’adoucir sa peine. Victor va reproduire à l’identique l’expérience du docteur Frankenstein et retrouver son Sparky – un peu recousu et carburant à l’électricité, mais il sait qu’il ne pourra pas le montrer à tous sous peine de choquer.  En lui se disputent déjà le coeur et la raison afin de savoir si un être cher doit revenir à la vie ou partir vers un monde meilleur.

Il y a d’autres rappels de l’univers riche de Frankenstein, comme la Fiancée de Frankenstein, grâce à Perséphone, la chienne des voisins électriquement relookée par Sparky.Où Edgar le fouinard, version gamin d’Igor, l’archétype de l’assistant du savant fou, bossu, pas rassurant et fanfaron.

Je me suis bien amusée, entre les enfants qui se battent et utilisent leurs animaux dans un total égoïsme, les parents aussi bêtes qu’obtus et ce côté transgressif de la vie et de la mort. Malgré une fin trop convenue, l’histoire se tient bien et on attend les références et les rappels avec une certaine impatience et le sourire aux lèvres (ah la scène de poursuite torches à la main…). L’animation est belle et on sent le travail que ça a nécessité. Pour l’ambiance ce n’est pas tout à fait ça, malgré le sujet, Burton n’appuie pas sur le côté sombre et décalé mais ça reste une belle histoire.

Pour faire court : dans la vie comme dans la mort

Pour qui ? A partir de 10 ans

 ★★★☆☆ 

Frankenweenie

Film d’animation de Tim Burton

D’après le court-métrage de Tim Burton et le livre de Mary Shelley

Disney

1h27

Sorti le 31 octobre 2012

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