[Film d’animation] Le Lorax

Thneedville c’est la ville parfaite. Et même si l’air n’y est pas toujours très pur, on peu en acheter en bouteille.  Tout ce que veut Ted, c’est un arbre, un vrai, pour impressionner Audrey sa voisine. Pour ça, il est prêt à faire ce que personne n’a jamais fait avant lui : sortir de la ville.

Ecologie en peluche

J’ai du tomber sur la bande annonce en alors voir l’Age de glace 4. Et le Lorax démontre avec un certain talent que la bonne bande annonce ne fait pas le bon film.

Le Lorax et Gaspi, futur destructeur du monde

A Thneedville, tout est en plastique. Même les arbres. D’ailleurs, il y a bien longtemps que les vrais arbres ont disparu. La compagnie O’Hare fournit l’air pur à ses habitants à prix d’or et les habitants sont contents comme ça (ils le chantent d’ailleurs !) Dans la ville, il y a Ted, qui rêve d’impressionner Audrey en lui offrant l’arbre de Druffula qu’elle meurt d’envie de voir. Commence une expédition dans les paysages désolés qui s’étendent hors de la ville. La pollution y règne en maître absolu et le seul habitant à des kilomètres à la ronde est le Gaspilleur qui va raconter au garçon comment les arbres ont disparu il y a longtemps, malgré l’apparition du Lorax, une créature légendaire qui parle au nom de la nature.

Nous voila donc avec un film sur l’écologie, avec une mascotte qui ressemble à Garfield en plus actif, des animaux qui chantent, un jeune entrepreneur borné qui va tout dévaster, et un ado prêt à tout pour le coeur de sa belle. C’est coloré, ça chante (trop et parfois sans raison) et on a un méchant bien méchant en la personne de monsieur O’Hare, qui ne voit pas d’un bon oeil le retour des arbres, ces fournisseurs d’air gratuit. On sent la patte des concepteurs de Moi, moche et méchant dans le dessin, mas peut-être pas dans le scénario.

Pour l’adulte que je suis, et même en ayant garder mon regard enfantin, j’ai surtout trouvé ça moralisateur au possible (bon sang arriver à caser le mot « photosynthèse » dans le discours du gentil qui réconcilie tout le monde à la fin, ça m’a choquée). On nous rappelle sans cesse tout le mal qui peut être fait à la nature sur un ton mielleux et poussif. Les dialogues sont mous ou mal réglés de sorte qu’il y a souvent des passages à vide, des « euuuuh » ou des bredouillements qui laissent supposer que les doubleurs ont eu du mal avec l’adaptation du texte.

Même le Lorax, malgré sa bonne bouille et ses répliques directes me rappelle trop ces militants qui braillent après la sauvegarde de la nature et te regardent de travers en te soupçonnant jusqu’au bout que la canette de soda que tu tiens dans la main finira au fin fond des bois alors que tu as déjà décidé de la mettre dans la benne pour le recyclage.  Je déteste qu’on me culpabilise.

Au mieux, le film peut servir de support pour des groupes d’enfants étudiant l’écologie en primaire. Mais en tant que divertissement, j’ai eu vraiment du mal à adhérer.

Pour faire court : écologiquement moralisateur

Pour qui ? Jeune public à partir de 6 ans

Tu l’as vu comment ? en VF 2D

 ★½☆☆☆ 

Le Lorax

Film d’animation de Kyle Balda et Chris Renauf

D’après l’oeuvre de Dr Seuss

Universal

1h27

Sorti le 18 juillet 2012

Vu le 21 aout 2012

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