[En vidéo] [Urban fantasy] Kate Daniels. Tome 1 : morsure magique

Kate Daniels, mercenaire pour la Guilde, enquête sur la mort brutale de son mentor Greg. Dans une Atlanta envahie par les créatures paranormales et où la magie le dispute à la technologie, les investigations s’annoncent très compliquées.

 Un monde à part

J’ai commencé le livre sur les recommandations (très appuyées) d’une auteure suisse à multiples personnalités. Parce qu’il était dans ma liseuse, dans ma PAL et parce que j’avais envie de lire autre chose que de young adult. Et pour une autre raison que j’expliquera plus tard.

Je l’ai pris uniquement à cause de la couverture (pour la première édition) à cause du lion dessus ! Il me rappelais Aslan de Narnia.

On suit les aventures de Kate, une mercenaire indépendante qui de temps en temps travaille pour la Guilde. Malgré les demandes répétés de Greg, elle n’a jamais voulu revenir à l’Ordre des chevaliers, estimant qu’il la bridait. Oui mais voila, Greg, chevalier Divin de l’ordre est mort, sauvagement assassiné.  Parce qu’il était le dernier membre de sa famille, elle décide d’enquêter et pour ça doit se rendre à Atlanta.

Mais la Atlanta que le lecteur connait peut-être est très éloignée de celle d’Ilona Andrews. C’est une ville dangereuse, où évoluent les créatures magiques les plus diverses. Nécromanciens, métamorphes, vampires et autres bestioles faes rôdent dans des rues profondément changées. En cause, les vagues magiques, qui s’abattent régulièrement sur la cité. L’auteur n’explique pas ce phénomène ce qui rend parfois la compréhension d’une situation un peu compliquée. Mais à partir du moment où l’on comprend que la magie frappe n’importe quand et affecte les objets électriques et électroniques, les véhicules et les bâtiments, on s’y fait. Voir des lanternes faes, des individus circuler à cheval ou dans des véhicules modifiés pour s’alimenter à la magie, comme Kamileon, la camionnette de Kate qu’on croirait presque vivante à force de l’entendre mugir,  est donc tout à fait normal.

Kate est une bonne utilisatrice de la magie, on sent qu’elle a du pouvoir mais on ignore d’où il lui vient. Et ce n’est pas sur ce point que l’auteur met l’accent, mais sur son caractère. J’adore Kate et son caractère bizarre. Elle a un humour bien à elle, qui peut crisper n’importe quel interlocuteur parce qu’on a l’impression qu’elle est grande gueule et fait sa maline. Caustique, irritante, provocatrice, parfois trop sûre d’elle, elle est assez loin de l’incarnation de l’héroïne de bit-lit parfaite. Kate ne s’estime pas mignonne (elle l’est, mais bon), dans sa volonté d’agir et parfois par péché d’orgueil, Kate ne se rend pas compte que ses actes vont engendrer des conséquences qu’elle va devoir assumer, conséquences qui peuvent aller très loin et être très sérieuses, voire dramatiques. Ilona Andrews applique le principe action=réaction de façon jouissive, ce qui rend Kate très humaine.

La différence avec les autres filles de l’urban ? elle connait la peur. ‘Tention, pas la peur style « oh y’a un vampire, il peut éventuellement me faire du mal si je le latte pas à coup de tatane ».  Non de la vraie peur primale, le truc qui vous glace quand vous allez voir un film bien flippant qui vous donnera assez de cauchemars pour tenir trois ou quatre réincarnations. Le bestiaire mis en place par Andrews n’arrange rien ! Oubliez le vampire classe à la Lestat, ceux que vous croiserez dans ce livre seront des mélanges de Gollum et de zombies, juste ignobles ! Ils n’ont même pas de volonté propre (à part bouffer) et sont pilotés par des nécromants brrrr…. et les autres ne valent pas mieux ! Dangereux, très laids et dérangés, on est très loin du glamour !

Et parmi eux, il y a Curran, le Seigneur des Bêtes. Il dirige les métamorphes du coin et comme tout bon leader de son espèce, il est parano de la sécurité, attend qu’on le respecte pour son titre et ne supporte pas bien qu’on le défie. Autant dire qu’avec Kate en face, leur relation ne part pas cordialement : ils se disputent sans arrêt, se provoquent et savent lancer les piquer qui font mouche dans l’orgueil de l’autre. Je préfère largement Curran à Crest, l’autre prétendant, chirurgien plastique et humain 100%,  bien trop conventionnel à mon goùt.

Qu’on se le dise Kate Daniels c’est DARK ! Une héroïne qui sans être une victime en prend quand même plein la tête et doit assumer tous ses actes. Je me demande comment l’amour pourrait tenir une place dans sa vie tant elle est dangereuse ! Un univers sombre et glauque qui change agréablement des bluettes surnaturelles qui pullulent ces derniers temps. L’histoire est prenante et je me suis souvent mise à la place de Kate (enfin pas trop non plus, parce que des fois…). L’auteur sait ménager son suspense et créer des situations tendues qui font qu’on ne lâche rien. Je le recommande donc chaudement.

La vesrion ebook : très agréable à lire, elle a néanmoins un petit défaut, j’ignore s’il est du à ma machine mais les espaces entre les paragraphes ont tendance à disparaître. De fait, les transissions vers un autre lieu ou une autre période de l’histoire ne se voient pas. Il m’est arrivé de devoir revenir en arrière pour bien comprendre quelque chose.

Le groupe Kate Daniels Francophone a lancé une action afin de sauver le titre. En effet, son éditeur actuel n’est pas certain d’en poursuivre la publication, ce que je trouve dommage.  Soutenez-les et nous aurons peut-être la chance de lire la suite des aventures de Kate. Je l’aime d’amour ce livre !

Pour faire court : Y’a du move dans la magie

Pour qui ? Qui veut du bon frisson et une bonne héroïne

Si je veux la suite : Si je l’ai pas, va y avoir un massacre

 ★★★★½ 

Kate Daniels. Tome 1 : morsure magique

Ilona Andrews

Milady 2009-2011

320 p. / 7.10 euros.

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