[Beuglante Télé] Secret Story ou l’envie de me pendre (ou de lire Hunger Games)

On a tous nos lubies étranges. Nos guilty pleasures télévisuels qui nous valent un regard blasé  de notre entourage. Moi c’est le catch. C’est bourrin, c’est drôle et même si c’est fake, il y a de la performance. Je m’éclate, je n’en attends pas plus.

Hier, pour une raison qui m’échappe encore, j’ai décidé de regarder la première de Secret Story, sixième du non. Une envie aussi bizarre, alors que je ne supporte pas la télé réalité d’enfermement, méritait bien que je me penche dessus.

10 ans que ça dure.

Depuis Loft Story en 2001 (la seule que j’ai regardé de bout en bout), une trentaine d’émissions du même genre se sont disputées l’Audimat avec des résultats plus ou moins heureux, en fonction du niveau d’audace (de trash) qu’elles comportaient. Secret Story est celle qui a su le plus duré, allez savoir comment, vu que le profil des candidats est le même.

Outre réveiller ma langue de vipère et mes instincts de mec macho au langage de charretier, l’émission d’hier m’a confortée dans l’existence de candidats (stéréo)typés. La présence d’un jeune chef d’entreprise où de plusieurs personnes au passé difficile ne suffit pas à relever le casting composés de garçons et filles à l’ego aussi gros que ma bibliothèque. Ils ne se prennent pas pour n’importe qui et ça se sent. Je n’ai rien contre l’estime de soi, mais là c’était juste ridicule tant c’était surjoué.

« Sergei ? C’est suédois ?’

Cette phrase résume à elle seul ce qui attend le téléspectateur. Je me demande toujours comment une bande de soi-disant beautiful people – car ne nous leurrons pas, le casting est vraiment basé sur le physique – peut espérer acquérir un once de célébrité crédible après avoir fait ce genre d’émission. Réveillez-vous les gars, on est pas dans A simple life, vous ne serez jamais Paris Hilton ou Nicole Richie, vous n’êtes pas assez riches pour ça.

Niveau scénario c’est pareil, rien de nouveau sous les spotlights. C’est même tellement original qu’on a le droit non pas à un mais à deux triangles amoureux – pardon – plans à trois. Les soi-disant secrets sont aussi intéressants que de compter la moisissure, et même les nouveautés que sont la secret box (enfermer trois candidats inconnus des autres dans une boite aux vitres sans tain pour qu’ils espionnent la maison) ou que deux autres personnes ne se soient pas montrées, ne changent rien. Individuellement les participants sont sans doute des gens très bien, mais en groupe et sous les projecteurs on est con, et on le reste longtemps.

Et enfin une mention spéciale à Benjamin Castaldi « Monsieur télé réalité ». Il a animé presque tout ce qui pouvait se faire dans le genre et plus ça va, plus il devient mauvais. Entre le botox et les UV qui rendrait n’importe quelle cagole toulousaine verte de jalousie, il a juste perdu la foi. Pas d’ambiance pendant le prime, des répliques tirées d’un mauvais pitch d’AB production… ce gars est bon pour finir sa carrière oublié de tous ou pire, servant de contre-exemple à tous les futurs présentateurs des écoles de journalistes.

Lire ou subir

Evidemment, comparer un livre et une émission ayant pour cadre la télé réalité peut paraître vain vu les différences.Pourtant les causes sont les mêmes : la mise en jeu de candidats pour la réussite d’un objectif..

Juste que la télé rend les chose très, très superficielles, comparées à des enjeux comme la vie ou la mort, ou la possibilité de changer radicalement d’existence. Je vous entend d’ici « mais qu’est ce que tu pensais trouver en regardant une émission de ce genre ? » Je vais vous le dire. De la détente, oublier un peu la fatigue et le quotidien et mettre mon cerveau en mode pause. Mais il faut croire que la bêtise humaine est l’une des rares choses qui me stresse encore plus qu’un mauvais film.

Jvais lire Hunger Games tiens… ou regarder du catch…

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