[Fantastique] [Romance paranormale] Felicity Atcock. Tome 1 : les anges mordent aussi

Ce livre comporte des scènes de sexe explicites

Felicity est une bonne pâte. Tellement bonne pâte que quand sa meilleure amie Daphné l’oblige à l’accompagner à La Fièvre, une boite disco de Londres, elle s’exécute… pour se retrouver dans une chambre d’hôtel, avec un vague souvenir d’une nuit torride et des morsures sur le corps. Et depuis ce jour, elle attire les vampires nouveaux-nés… et pas qu’eux..

Bridget Jones emplumée

J’ai reçu ce livre lors du goûter Rebelles… ahah à chaque fois que je dis ça, je pense à des BN en train d’attaquer de pauvres lecteurs :D. Bref le fameux goûter qui avait lieu en marge du salon du livre de Paris 2012. Cela fait suite à l’histoire Saga Hunters/Vezzaro (eh oui, encore). Je remercie donc Astrid Lafleur et Sophie Jomain pour m’avoir faire confiance (et me redonner l’occasion de faire trembler un auteur dans sa tanière… MWAHAHAHAHAHAH ! (*mode maître du monde sadique activé*)

Soyons clairs. La première page (donc une demi page d’écriture) m’ fait sourire. A la troisième, je me gondolais dans la train sous le regard atterré d’une vieille dame très digne. Le ton humour caustique so british marche déjà bien sur moi, là ça a carrément fait mouche. Mais je vais trop bite en besogne. Parlons d’abord du petit monde de Feliciity. (oh my… on m’a signalé cette faute après, mais tant pis, je la laisse ;D)

Elle vit à Bath, une ville typiquement anglaise, dans une maison qui l’est tout autant. Elle travaille dans une boutique de chocolats (mian). Mais elle estime avoir un mauvais karma, son entourage trouvant toujours le moyen d’exploiter sa gentillesse. C’est à cause de ça qu’elle a rompu avec son dernier petit ami, qu’elle a du avancer ses vacances et qu’elle se retrouve un soir de semaine à Londres pour tenir la chandelle à Daphné et Mario, le patron de la boite disco dans laquelle on l’a traînée.

Ça aurait pu être une énième sortie foireuse entre copines. Mais le fait est que dès le lendemain, la vie de Felicity prend un tour incontrôlable. Sous la forme du meurtre de Tony, le colocataire de Daphné, celle-ci emménageant chez Felicity le temps de l’enquête   Enquête menée par l’antipathique inspecteur Terrence MacAllister. Ce qui ne l’empêchera pas de faire du rentre-dedans à notre héroïne qui n’en demandait pas tant.

Comment vous expliquer ma relation à MacAllister… vous savez dans un livre urban, il y a toujours un triangle amoureux. Et l’un des deux hommes du triangle affiche souvent un caractère affirmé  sûr de lui et de son pouvoir de séduction sur la jeune femme indécise. Terrence MacAllister remporte haut la main le titre du mâle le plus macho, arrogant, égocentrique et borné que ce genre ait jamais connu. Très loin devant Bones (Chasseuse de la nuit) ou Barrons (Fièvre). Sa goujaterie  à l’égard de Felicity me fait hurler dès que je l’entend parler !

« Dans quelques temps, disons… demain soir, je vous appellerai comme ça (chérie) et vous n’y trouverez rien à redire. »

Si un homme me sort une phrase pareille, il pourra causer avec mes semelles de chaussures sur sa figure. Et le fait que Terrence soit un ange, un vrai avec pouvoirs célestes et ailes de plumes à l’occasion ne change rien. Il est juste insupportable. Je lui préfère largement Stanislas (j’adooooore ce prénom), son rival tant en amour (enfin on en est pas là pour l’instant) qu’en matière de pouvoirs. Stan est un Entre-deux, un être qui hésite entre rester un ange et devenir un démon. Lui n’hésite pas trop, il ne veut tout simplement pas choisir et profite des avantages de sa situation.. Sûr de lui, un rien cynique et taquin, j’apprécie que malgré l’assurance et la toute puissance qu’il affiche, il sache écouter Felicity et se rende compte qu’elle a bien d’autres atouts qu’un joli physique. Elle est intelligente, plutôt pragmatique et, un peu froussarde mais sachant faire preuve de force de caractère quand il le faut. Et pourtant ce n’est pas Wonder Woman, elle n’a pas de pouvoir, elle est maladroite et subit avec plus ou moins de calme ce qui lui arrive.

L’arrivée de tout ce petit monde surnaturel peut paraître un peu brutale. En effet à partir de ce moment Felicity ne se repose plus vraiment. L’action est trépidante, les rebondissements vont bon train et sont tellement inattendus que j’en ai poussé des « oh mon dieu elle a pas fait ça » (en parlant de Sophie) à plusieurs reprises. Certains personnages secondaires sont bien dérangeants et glauques, mais je vous laisserai juger de cela. J’ai passé des pages entières très tendue, à cause de résolutions d’actions qui s’avéraient encore plus retors que mon imagination, et de répliques cinglantes et calibrées.

Clairement Sophie Jomain maîtrise son style d’écriture, jonglant entre l’humour et l’action. Ses personnages peuvent parfois apparaître comme extrêmes dans leurs réactions, presque « too much » mais ils ne font pas oublier qu’ils sont des êtres puissants et ne pensent pas comme des humains (et ça se voir, ils n’arrivent même pas à se mettre à leur niveau).

J’ai eu un grand coup de coeur pour ce titre à la fois chick lit et fantastique. Je souris encore à certains passages cultes. Et j’ai hâte d’avoir la suite des aventures de Felicity et de ses compagnons à plumes et à crocs. D’autant qu’elle nous laisse avec un petit cliffhanger qui met l’eau à la bouche. Le premier chapitre du tome 2 est d’ailleurs lisible sur son site.

Lisez les anges mordent aussi. Sinon c’est moi qui mord.

Pour faire court : les anges n’en sont pas

Pour qui ? A partir de 15 ans.

Si je veux la suite ? OH OUI !

 ★★★★½ 

Felicity Atcock. Tome 1 : les anges mordent aussi

Fantastique romance paranormale de Sophie Jomain

Rebelles éditions (Lipstick) 2011

300 p. / 18 €

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *