[Ciné] Dark Shadows

Pour se venger de celui qui l’a séduite puis abandonnée pour une autre, une sorcière change l’homme qu’elle poursuit de son amour en vampire et le fait enterrer vivant. 200 ans plus tard, en 1972 Barnabass Collins est sorti de son sommeil par accident, bien décidé à reprendre sa place. Mais le monde a bien changé et Angélique veille…

Tiédeur vampirique

Je suis fan de Burton, de son univers gothique et romantique à la fois, de sa folie aussi. N’ayant appris que tardivement la sortie du film j’u suis allée sans autres attentes que celles que j’ai toujours : passer un bon moment et me faire un peu peur. Le contrat est en parti rempli. En partie seulement.

Comme pour Alice au pays des merveilles, j’ai trouvé que Burton était tombé dans une certaine convenance. Pourtant il y a tout, costumes et maquillages taillés sur mesure, décors grandioses surtout parce que le temps a bien pris sur eux et surtout des personnages aussi intéressants qu’ambigus dans leurs rôles. Johnny Deep est quasiment méconnaissable sous son costume de vampire (il n’aurait pas un peu grossi ?) et s’est littéralement investi dans son interprétation de sorte qu’à aucun moment on ne cherche à comparer avec un autre de ses rôles ou un autre vampire. Comme je l’ai vu en VO, je suis tombée raide dingue de ce petit accent 18ème qu’il se donne, couplé à son texte, c’est carrément génial.

Mention spéciale à Michele Pfiefer, juste impériale dans son rôle de chef de famille digne et déterminé à protéger ses proches. Je l’ai trouvée dynamique. Superbe. J’ai eu en revanche plus de mal avec Eva Green est ses mimiques de sorcière psychotique et obsédée par un amour qu’elle ne peut posséder.

Donc pour les personnages tout est là. L’histoire est intéressante aussi. Un amour perdu, une sorcière possessive, une famille qui a tenté de se préserver à travers les âges malgré les malheurs… Et pourtant ça ne colle pas.

Il manque à ce film la patte furieuse de Burton. Ça ne se lâche pas assez comme dans un Sweney Todd bien sanglant, ce n’est pas aussi grandiloquent et effrayant que l’étrange Noël de Mr Jack ou Bettlejuice. Et il y avait matière, entre le choc des cultures (200 ans d’écart rendrait cinglé n’importe qui), les personnages tous plus ou moins dérangés mais qui ne vont pas ensemble ou qui héritent d’un background bizarre (un loup-garou ? Pourquoi ?).

L’histoire d’amour, principal moteur de ce film est presque oubliée au profit de la rivalité des personnages entre eux. Malgré la volonté de se réunir, chacun n’est motivé que par son intérêt et la cohésion ne se fait pas. Tout manque de développement et de logique.

Dark Shadows n’est pas du bon Burton. Ça se laisse regarder, j’ai souri à certaines trouvailles, mais je n’ai pas frissonné, je ne me suis pas caché les yeux comme la grande trouillarde que je suis quand je sais qu’il va sans doute y avoir du sang et des fantômes. J’en ressors avec un sentiment d’inachevé bien triste. J’espère que les prochains seront meilleurs.

Pour faire court : film maudit

Pour qui ? Amateurs de vampires bizarres, à partir de 13 ans

Si je veux une suite ? Je veux qu’on le retourne

Tu l’as vu comment ? En VO, et c’était cool

 ★★☆☆☆ 

Dark Sbadows

Comédie fantastique de Tim Burton

Avec Johnny Deep, Michele Pfeiffer…

Warner Bros 2012

1h52

Sorti le 9 mai 2012

Vu le 14 mai 2012

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