[Ciné] Blanche-neige « Mirror Mirror »

Depuis la disparition de son père, Blanche-neige vit sous la coupe de sa belle-mère, une femme prétentieuse et hautaine, qui dilapide la fortune du royaume en fêtes et robes extravagantes. Échappant de peu à la mort, la princesse se réfugie chez sept hors-la-loi qu’elle engage pour reconquérir son royaume. Mais la reine et son miroir veillent…

Le prix de la magie

On en a beaucoup parlé de ce film. Entre autres parce qu’il entre dans un duel avec Blanche-Neige et le chasseur pas encore sorti et dont on attend toujours de faire le comparatif. Personnellement, j’y suis allée en tant que fan de contes détournés et curieuse de connaitre la vision du conte par le réalisateur de l’étrange histoire de Benjamin Botton.

A toutes les personnes qui m’ont demandé si le film était bien, j’ai répondu que tout l’argent avait été mis dans trois choses ;

Le cachet de Julia Roberts : seule actrice d’expérience du casting, elle prend toute la place. Charismatique, hystérique, totalement allumée dans son rôle de femme qui refuse la vieillesse et est prête à tout pour avoir ce qu’elle veut quitte à en payer le prix. L’esprit du miroir, qu’elle interprète également et qui porte les outrages du temps est quand même bien fade à côté. Mais pas autant que les interprètes de Blanche-Neige et du prince, certes convaincants, mais quand même loin du compte.

Les fonds verts : le château, le royaume en général sont superbes mais sentent trop le factice pour qu’on se laisse totalement prendre au jeu. De même, la forêt qui sert de cadre à une bonne partie du film est trop lisse pour être vraie, on dirait qu’on a passé le balai avant de la saupoudrer de neige. Néanmoins, mention spéciale aux scènes où la reine passe de l’autre côté du miroir, que j’ai trouvées très réussies.

Les costumes : les habilleuses et costumières ont du bien rigoler à concevoir ces robes toutes plus extravagantes les unes que les autres. Même les robes les plus simples sont d’une sophistication hallucinante. A noter que selon moi, le jaune ne va pas à Julia Roberts et pourtant c’est ce qu’elle porte presque tout le temps. Mais bon, comme le jaune est symbole de trahison, ce n’est pas si mal trouvé.

Pour le reste, le scénario prend pas mal de liberté avec l’histoire originale. Par exemple, il n’y a pas de garde-chasse pour mener la princesse à la mort mais le laquais de la reine. Blanche-Neige apprend entre autres à se battre, même si au final, ses capacités sont limitées, et elle ne manque pas d’intelligence ni d’humour. Le prince est également bien plus présent que dans l’histoire originale, même si son rôle est assez… particulier on va dire. Et j’ai bien ri avec les nains qui ont du caractère et de la présence à l’écran.

Au final, ce Blanche-Neige reste tout de même tiède. L’extravagance et un sentiment d’inachevé se mélangent et me font dire que ça aurait pu être meilleur. Ça se laisse regarder mais ça ne laissera pas un souvenir impérissable… surtout le clip ambiance bollywood à la fin. Ça je ne l’ai toujours pas compris. La magie a un prix, un film également, et la Reine et Tarsem Singh ont payé trop cher pour en disposer.

Pour faire court : tout n’est que tiède vanité

Pour qui ? Ceux qui aiment les contes tièdes

Tu l’as vu comment ? En VF

 ★★☆☆☆ 

Blanche-Neige Mirror Mirror

Conte fantastique de Tarsem Singh

Avec Julia Roberts, Lily Collins…

Metropolitaon films

1h45

Sorti le 11 avril

Vu le 7 mai

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