[Ma vie de bib] Le karma de Pâques du livre qui revient

S’accrocher avec un adhérent, ça arrive. Souvent ça part du fait qu’il n’a pas rendu des livres. Et dans la majorité de ces cas, il est persuadé de l’avoir fait. Exemple : mercredi dernier, une adhérente était en colère après moi parce que persuadée d’avoir rendu des documents qui, j’en étais certaine, n’étaient pas dans la médiathèque. Elle est repartie furieuse que je la contredise, comme si je lui en voulais personnellement. Un quart d’heure plus tard, la dame appelle, visiblement confuse. Les documents étaient restés chez elle.

En fait, elle était tellement ennuyée d’avoir fait un éclat, qu’elle est revenue, avec ça :

MiamMiam miam

Ça n’arrive pas souvent. En général, les adhérents qui se rendent compte qu’ils avaient tort, rapportent les documents en jouant les ninjas, s’arrangeant pour qu’on ne les voient pas, et disparaissent… jusqu’à ce qu’un médiathécaire se rende compte que les livres qui lui ont valu un savon en public sont tranquillement rangés sur l’étagère. En général, le lecteur a les oreilles qui sifflent pendant une journée entière…  Restons calmes.  Normalement, ce genre de petits conflits se règle sans heurts, à partir du moment où le bibliothécaire garde son calme. Il y a toujours une solution (le livre ne peut pas être à 36 endroits). En général, arriver à renvoyer sa colère à son interlocuteur marche bien. Ecoutez le, mais ne parlez jamais plus haut, ni plus vite que lui,  ça l’oblige à rester à un niveau de courtoisie acceptable. Les actes manqués sont fréquents en matière de service public, il suffit donc de dédramatiser. Il n’y a pas mort d’homme après tout 🙂 On s’excuse platement quand on a tort et l’affaire est oubliée quand elle n’est tout simplement pas réglée.  Et parfois, on a de bonnes surprises, vraiment inattendues (j’avais pourtant dit à la dame que je n’avais besoin de rien).

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