[Romance paranormale] Koldérich. Tome 1 : l’enfant de la destinée

Ce livre contient des scènes de sexe explicites.

Alors que la guerre que se livre les Vampires et les Chasseurs fait rage, la Fey Elora est enlevée. Elle porte un enfant, que la sorcière Nougraa compte bien manipuler pour en faire son atout décisif. Vampires et Feys doivent alors s’unir pour retrouver le bébé et déterminer s’il représentera un danger pour leur survie.

 Galerie surnaturelle

Mise à jour 17 avril 2012 : le livre va finalement être édité chez Rebelle éditions.

Note 1 : l’auteure de Koldérich m’a contactée suite à l’épisode Saga Hunters/Vezzaro afin que je lise son livre. Ce qui me prouve que l’honnêteté paie plus que le cirage de pompes. Et peut apporter de bonnes surprises en matière de lecture.

Note 2 : après quelques incertitudes, le livre a retrouvé une maison d’édition et est en cours de remaniement. La chronique qui suit s’appuie donc sur la première version de l’ouvrage, que certains ont déjà lue

***

Nous voila donc en Australie, terre pas si explorée que ça par la littérature fantastique (et que je rêve de visiter un jour). Les humains ne savent pas que des créatures surnaturelles vivent parmi eux et c’est bien mieux ainsi au vu des forces en présence. D’un côté les Chasseurs, créés par Nougraa une sorcière qui rêve d’asseoir sa domination. Ces êtres mi-hommes mi bêtes sont puissants, intelligents et pervers au possible. Nougraa s’est associée à l’énigmatique M. Below, le leader des Lauculus, des humains prêts à tout pour éradiquer les vampires. En face, nous avons les Feys, qui tirent leurs pouvoirs de la magie druidique et vivent sous l’égide de Kendra, leur déesse. Et les vampires, qui lorsqu’ils ne sot pas à Wolfe Creek, leur repère secret dans le désert australien, mènent des rondes pour protéger les humaines des Chasseurs. Ceux-ci les enlèvent pour leur faire subir les pires tortures – avant et/ou après que Nougraa tente des manipulations sur elles.

Ça aurait pu durer un petit moment si, contre toute attente, un enfant fey n’était pas à naître. L’évènement attire la convoitise de Nougraa qui enlève mère et enfant pour mieux servir ses desseins. Voila le point de départ.

C’était un peu long à venir mais il fallait bien ça pour démontrer la richesse et le potentiel de l’histoire. En fait, je crois que mon intro ressemble au début du livre ; un peu fouillis et surabondante en informations, mais dès qu’on a fait le tri, on se plonge tranquillement dans les pages.

J’avais été prévenue pourtant ; le gros point faible du livre tient au nombre de personnages rencontré dans les cinquante premières pages. Je crois bien en avoir croisé une vingtaine. Tous ont une histoire intéressante et liée à l’intrigue principale, mai on est carrément submergé et je me suis souvent surprise à me dire « mon dieu mais c’est qui encore ! » quand un nouveau arrivait. C’est parfois désagréable car j’ai perdu le fil, mais ça s’avère nécessaire pour la suite.

Autre point qui m’a dérangée ; le découpage du texte. J’ai l’habitude de voir ce genre de caractères de transition – *** – quand il y a changement de personnages, et là, je n’en ai pas trouvé ce qui a été assez perturbant car je ne savais pas tout de suite qu’il y avait changement et ça m’embrouillait.  Idem pour le chapitrage : on quitte des personnages à la fin d’un chapitre pour les retrouver au suivant sans que rien de notable ne se soit produit. Un rien dérangeant.

Et pourtant, qu’est ce que j’ai été embarquée dans cette histoire ! Grâce justement à sa grande galerie de personnages, on ne s’ennuie pas une seconde. Certains sont vraiment flippants (sérieusement, je ne veux pas croiser un Chasseur dans un coin sombre la nuit… ou le jour…) et d’autres très attachants. Les vampires sont franchement bons, passants de collectionneurs de conquêtes d’un soir à guerriers motivés par sa cause. Ils ne sont pas dénués de sentiments ni d’humour et j’adore leur esprit de groupe, même si individuellement, ils ont des personnalités très fortes et différentes. Les protagonistes sont trop nombreux et trop intéressants pour ne parler que d’un seul, mais j’ai adoré Kael et Mia (quand un vampire s’attache, c’est vraiment pour de bon), j’ai apprécié Xhall le chasseur, moins terrifiant que ses congénères, et j’ai adoré détester Torek, à qui j’aurai collé des baffes à cause de son attitude d’ours mal léché. Il a des circonstances, mais quand même.

Le style est rapide et nerveux, à l’image des personnages. L’action va vite et un rebondissement en appelle un autre, ce qui est très plaisant. Les moments de tension sont palpables, et j’ai souvent eu peur avec les héros. Je dois à l’auteure des bouffées de chaleur lors de mes lectures des scènes intimes dans le train et de bonnes crises de rire ou de « c’est trop mignon ». Ne cherchez pas un langage châtié, sans être vulgaire, on a une bonne ration de gros mots qui rendent le texte piquant. Les sentiments sont très présents et la lutte entre le coeur et la raison va être l’un des moteur de l’histoire.

L’auteure décrit un monde dangereux au possible, dans lequel les femmes, même si elles n’y ont pas toujours leur place (pour leur propre sécurité) sont l’objet de toutes les attentions, bonnes ou mauvaises. Même si chasseurs et vampires ne voient souvent en elles qu’un objet de plaisir, on sent de la part de ces derniers un respect pour elles, une envie de les protéger qui flatte mon côté romantique et fleur bleue.

Au final, Kolderich est une grande aventure teintée de romance que j’ai pris plaisir à lire. Passé le début un peu long, je me suis vraiment plongée dedans. Il reste encore beaucoup de choses en suspens, comme le fameux destin de Tayla et l’avenir des races surnaturelles, mais j’ai très envie de connaitre la suite des aventures de tout ce petit monde. A mon avis, ça va encore bien rebondir.

Mythologie du vampire (avec des bouts de spoils dedans)

Les vampires vivent en clan soudé dans un lieu tenu secret. Disposant des atouts habituels de leur race, force et vitesse ils peuvent en plus se dématérialiser d’un point à un autre (à condition d’avoir vu leur point d’arrivée au moins une fois). Ils n’ont pas besoin de se nourrir directement sur les humains, ceci dit, ils le font avec un certain plaisir, avant de leur effacer la mémoire. Un rite initiatique, réputé dangereux permet de devenir vampire à son tour.

Pour faire court : « Rébellion chez les créatures surnaturelles » dixit Hayden

Pour qui : à partir de 16 ans.

Si je veux la suite ? J’en fais des bonds d’avance

 ★★★½☆ 

Koldérich. Tome 1 : l’enfant de la destinée

Romance paranormale de Christy Saubesty

Après plusieurs péripéties, le livre a changé de maison d’édition

202 p.

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