[Ma vie de bib] {En vidéo] Comment je suis devenue bibliothécaire

On m’a souvent posé la question depuis que j’ai mon blog. Et on m’a souvent dit que c’était un métier de rêve.

Bon j’avoue, j’en suis contente, passer une bonne partie de mon temps à lire, à rencontrer des gens qui aiment lire et à faire découvrir des livres à quelque chose d’exaltant.

Comment j’ai fait pour en arriver là ? Des études, un peu de chance et une grosse envie. Et je vous explique tout dans la vidéo.

Bibliothécaire, ça c’est imposé comme une évidence. Je ne voulais rien faire d’autre et ça me correspondait assez bien. J »aimais lire, parler des livres que j’avais lu et je ne me limitais pas à un seul style de littérature. La 1ère ES me plaisait parce que je ne voulais pas me cantonner à l’étude de textes et je me disais que l’économie m’ouvrirait un peu l’esprit sur le monde. A mon sens, j’ai bien fait.

A partir du Bac, vous avez trois options :

  • vous en tenir là et entre comme agent du patrimoine catégorie C de la fonction publique
  • faire un DEUST métiers de la culture/du livre ou un DUT métiers du livre en 2 ans et devenir assistant de conservation du patrimoine, catégorie B.
  • poursuivre sur une licence ou un master (Bac +3 / +5) et devenir bibliothécaire ou conservateur de catégorie A.

La chose à laquelle vous n’échapperez pas, c’est le concours de la fonction publique. A moins d’une pirouette administrative, on risque de vous le demander souvent. Ce concours se déroule tous les deux ans environs et est assez difficile. Il consiste en une dissertation (4h), une synthèse de 8 à 15 textes (4h) et la traduction d’un texte de sa langue originale au français (2h). Si vous êtes admissible, donc si vous avez le nombre de points requis, vous passez à l’oral devant un jury d’institutionnels (bibliothécaires, élus) qui vont interrogeront sur votre (futur) métier et sur les institutions qui lui seraient liés.

Le truc ennuyeux du concours ? Outre sa difficulté, il y a vraiment beaucoup d’appelés pour peu d’élus.

Si vous passez ça (ou si vous vous faites engager autrement – remplacement de congés maternité par exemple, alors je vous dit bienvenue ! Tout ce dont vous avez besoin c’est :

  • d’un bon sens du relationnel : en effet, votre première mission sera de vous occuper du public qui franchira les portes de ce lieu de culture qu’est la bibliothèque. Le renseigner, l’orienter, lui suggérer des ouvrages en fonction de ses envies ou besoins sera votre principale tâche. Vous serez également amenés à faire des animations (accueil de classes, réception d’auteurs et autres).
  • d’un certain sens de l’organisation (dit celle qui a un bureau en bazar). Votre seconde mission sera l’acquisition et l’organisation des documents dans la médiathèque. En d’autres termes ACHETER DES LIVRES ! (ou des DVD, des CD…). Eh oui 🙂 Et si je peux vous donnez un conseil, laissez vos goûts personnels de côté. Ils vous aideront mais rappelez-vous que les personnes qui viennent vous voir n’ont pas forcément vos goûts. Vous devez répondre aux attentes du public de façon exhaustive tout en leur fournissant les ouvrages dont il pourrait avoir besoin.
  • De plus, en fonction de la médiathèque dans laquelle vous travaillerez, d’autres missions se grefferont sur ses tâches. Chaque bibliothèques ayant son fonctionnement et ses éventuelles spécialités, je ne saurai vous en dire plus :).

Il faut savoir que ça va faire 11 ans que j’ai terminé mes études et bientôt 8 que je travaille. Entre temps, le travail a changé. Internet et les nouvelles technologies sont passées par là et la dernière révolution, à savoir le livre électronique, commence à poser de nouvelles questions sur l’avenir du métier. L’important – même ce n’est que mon avis – c’est de se tenir au courant de ce qui se passe dans le monde, dans le microcosme de la littérature, se tenir au courant de ce qu’attend votre public. La technologie est un outil formidable, mais ce n’est qu’un outil qui vous accompagnera et vous aidera à mieux servir le public.

Au chapitre des contraintes, les horaires sont à considérer : vous finirez forcément un peu plus tard qu’un classique 9h-17h. Personnellement, je finis au plus tard à 18h30, certaines médiathèques peuvent fermer plus tard. Nombreuses sont celles qui ouvrent le samedi (je travaille un samedi sur deux) et certaines sont ouvertes le dimanche. A noter qu’évidemment, la taille de la bibliothèque qui vous accueillera implique des contraintes particulière : intégrer une petite structure vous demandera un peu plus de polyvalence que dans une grande. Quoi qu’il arrive, il y a des tâches qui vont déplairont, mais c’est comme dans n’importe quel travail.

Je pense que je vous ai tout dit, si ce n’est que j’aime définitivement ça. L’accueil des enfants est ce que je préfère même si je râle parfois. Le public peut se montrer exigent ou agaçant, mais dans l’immense majorité des cas, les gens sont adorables. De toute façon, si vous êtes mal à l’aise avec le public, ça se verra.

J’espère que ce que je vous ai dit vous a aidé, au moins un peu. Je suis certaine d’avoir oublié des choses importantes, mais, il ne s’agit là que de mon expérience personnelle. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à m’écrire via la boite aux lettres ou les réseaux sociaux. A bientôt 🙂

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