[Beuglante] Chroniques : mise au point et remerciements

Bonjour 🙂

Après beaucoup d’énervement, pas mal de rancœur, des larmes et du découragement, et aussi une meilleure fin de journée hier, j’ai finalement décidé de me ranger à l’avis de Lydie et de beaucoup d’entre vous et de ne pas relever ce qui c’est dit sur mon mur Youtube. Je vais faire ce que je fais le mieux (enfin je pense) : une vidéo.

Pourquoi je ne réponds pas ? D’abord parce que je suis feignante. Si si, totalement. Et j’ai besoin de mon énergie pour entretenir ma flemme. Ensuite parce qu’on ne peut pas répondre à la non-argumentation ou à l’insulte par de l’argumentation. Ce serait comme parler japonais à un sourd. De plus, j’ai du retard sur des choses autrement plus importantes, enfin parce que tirer sur une ambulance piégée n’aidera personne, et surtout pas l’auteure, si elle veut se refaire une santé littéraire.

Dans ce cas, à quoi a servi la chronique ? A donner mes impressions, en toute objectivité sur ce livre. Les critères d’appréciation qui ont défini mon avis sont les miens, et je ne peux en vouloir à personne de ne pas tous les accepter. C’est un avis personnel. Evidemment, en écrivant cette chronique, je m’exposais à un possible débat. C’était le but. Si je ne voulais pas faire savoir ce que je pensais, et donc savoir ce que d’autres pensaient, je n’aurai pas ouvert un blog ni une chaîne vidéo. Partager et confronter mon avis à celui des autres est la seule raison d’existence du blog.

Une chronique doit-elle servir à faire évoluer l’auteur ? De mon point de vue, l’auteur et sa maison ne sont pas les principaux destinataires d’une chronique. Ceci s’explique sans doute par mon travail, qui me fait parler de livres à des gens de mon univers – des bibliothécaires – et à des lecteurs. Oui des lecteurs, des gens qui prennent le temps de lire ce que je pourrais leur proposer. Les autres professionnels du livre – auteurs, éditeurs – n’interviennent que plus tard, voir pas du tout.

Cependant, il se peut que l’auteur tombe sur ma chronique. De fait, je la rédige dans un langage correct et non-offensant pour sa personne. Dans 99 % des cas, je ne connais pas personnellement l’auteur qui fera l’objet de la chronique. Je me renseigne à son sujet pour étayer mon propos si besoin est, mais en général cela n’intervient qu’en fin de rédaction. Entre temps, seul ce que j’ai entre les mains, à savoir le livre compte.

Si l’auteur accepte la critique, il saura donc tirer partie de l’avis que je donne. A moins que le livre ne soit vraiment mauvais, il y aura forcément des points positifs et négatifs qui seront explicités. Je ne dois rien à l’écrivain, à part une franchise totale et l’assurance de ma neutralité à son égard. Ses premiers lecteurs, à savoir ses proches, ou ses parents, lui doivent encore plus cette franchise car ce sont eux, les premiers, qui le conforteront dans son désir d’écriture.

Inutile de préciser qu’en AUCUN CAS, une chronique n’est faite pour passer la brosse à reluire sur un auteur. Je ne veux pas me mentir à moi-même, ni aux lecteurs de mon blog qui passeront du temps et dépenseront de l’argent pour ce livre. Si nos points de vue divergent, on pourra en discuter. Si l’auteur veut discuter, la porte est grande ouverte.

Et si ma chronique déplaît tant à l’auteur et à ses fans, ils peuvent très bien ne pas en tenir compte. Ils n’en dormiront que mieux sur leurs deux oreilles, et moi aussi.

Mais l’environnement autour du livre finit par compter, non ? Eh oui, invariablement, on finit par apprendre des choses, plaisantes ou non, en rapport avec l’auteur. Ce qu’il dit, fait, directement ou par son entourage finit par se savoir et peut influencer un jugement. En tant que lectrice-chroniqueuse je n’échappe pas à la règle même si je fais en sorte de m’en tenir éloignée. A noter que si ce n’est pas moi qui relève une anomalie  quelqu’un le fera. La toile est vaste et a très bonne mémoire.

Doit-on être auteur pour pouvoir critiquer ? Doit-on savoir cuisiner pour savourer un bon repas ? Savoir chanter pour se rendre à un concert de rock ? Tricoter pour apprécier la chaleur d’une écharpe ? Vous avez la réponse. A condition d’argumenter votre propos, rien ne vous interdit de dire ce que vous penser. On appelle ça la liberté d’expression. En passant, tout le monde ne peut pas avoir l’âme d’un écrivain. Et ils seraient bien embêtés s’ils n’avaient pas de public, surtout un public neutre, capable d’apprécier leur travail sans les à priori du métier.

Est ce que tu es frustrée ? Pour être frustré, il faut avoir envie de faire quelque chose et ne pas le pouvoir. Je ne savais même pas que j’étais auteure ! Ce n’est pas comme si mon vrai métier n’était pas affiché sur TOUS mes profils.

Est-ce que tu es dure ? On dit de moi que je suis tranchante quand je n’aime pas un livre. C’est un point sur lequel je travaille. N’allez cependant pas croire que je vais édulcorer mes propos sous prétexte que j’ai été égratignée, c’est mal me connaitre. Honnêteté avant tout.

Est ce que tu continueras à faire des vidéos ? Evidemment !

Je vous invite à lire les excellents billets de Lydie Blaizot, Chroniques, point de vue d’auteur et Chroniques, point de vue d’une critique que j’ai relu suite à cette histoire et qui m’ont bien aidée.

Si d’aventure, vous avez Saga Hunters entre les mains, et que vous souhaitez en discuter (du livre, que du livre et seulement du livre), moi, ma dégaine, ma frimousse et mon mobilier sommes à votre entière disposition.

Je remercie très chaleureusement tous ceux qui ont laissé des messages de soutien à mon attention sur Facebook, Twitter, Youtube et mon blog. Ça m’a beaucoup aidée et confortée dans ce que je fais. Je tiens également à souhaiter bonne continuation à Meghane Vezzaro, qui, bien qu’elle n’a pas accepté mes propos, a tenu à ramener un peu de calme dans cette histoire.

Ma ligne de conduite ne change pas, elle évolue.

A bientôt.

Eien.

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