[SF] Le goût de la tomate

Dans un monde où les autorités décident de ce que vous mangez, Marius décide de faire découvrir à son fils, Clovis, le vrai goût des tomates, quitte à monter un potager clandestin.

Le goût de la liberté

Ne mentez pas, vous avez TOUS un jour râler à propos du goût insipide des tomates qu’on vous sert parfois. Même qu’à cause de ça, ben vous n’en manger plus ou alors vous ne jurer que par le bio. Le goût de la tomate va vous faire relativiser vos critères d’exigence.

Imaginez un lieu indéterminé quelque part dans le futur. Imaginez que sur ce territoire, les autorités décident de ce que vous mangez, au point de vous obliger à vous ravitailler dans des centres et qui va jusqu’à bétonnez vos jardins et peser vos déchets ? Bienvenue dans le monde de Clovis, 10 ans et de son père, Marius. Depuis que la maman de Clovis a du fuir, ils vivent dans l’angoisse des dénonciations. Pourtant un jour, le père, dans un acte de résistance, décide de faire pousser des tomates chez lui, afin que son fils découvre le vrai goût des choses.

Cette petite ambiance à la 1984 qui ne dit pas son nom m’a instantanément plu. Cet acte anodin de faire pousser des plantes devient une façon de résister, et sans doute d’espérer des  jours meilleurs.  Clovis attend énormément de ces tomates, une promesse un peu folle que son père lui a fait, mais aussi un changement dans sa vie. Clovis entretient fermement cet espoir et tente de le garder en lui, malgré l’envie qu’il a de le crier à tous.

J’ai été très émue par la justesse du texte et des personnages. On s’y attache instantanément et bien que les autorités ne soient jamais vraiment incarnées, on sent d’emblée le danger qu’elle représentent pour les gens. Et on se met à espérer qu’une fois qu’il aura mangé sa tomate, le changement radical qu’attend Clovis aura lieu.

Un vrai coup de coeur pour moi qui aime les univers dystopiques, ce livre qui parle d’espoir malgré l’oppression.

Pour faire court : fruit défendu

Pour qui ? à partir de  9 ans

 ★★★★★ 

Le goût de la tomate

Roman court de Christophe Léon

Thierry Magnier (petite poche) 2011

46 p. / 5 €

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