L’auto édition : questions et points de vues d’une bloggueuse

Alors que la polémique à propos des livres de Sharon Kena s’apaise à peine, la lecture et les chroniques des guerriers des l’ombre ont soulevé une masse de questions chez la lectrice que je suis. En effet, cette histoire est née dans un contexte particulier, peu ou mal connue du public.

Pour moi, l’auto édition ne comportait que deux catégories de personnes, assez aisément identifiables :

  • l’auteur refusé par toutes les maisons d’éditions « traditionnelles » chez qui il a postulé.  Petites ou grandes, ces maisons pris le temps (ou pas) de motiver leur refus. Mais l’auteur, futur génie de la littérature, s’estime incompris et méprisé et décide de faire profiter de son incontestable talent à la planète entière, par ses propres moyens
  • l’auteur qui a les compétences et l’envie de faire partager son oeuvre sans forcément passer par une maison, même s’il s’adresse au même public que celle-ci. Il veut en faire son activité, avec toutes les contraintes que cela implique mais se montre passionné.

Un rien caricatural et manichéen non ?

Ce qui l’est moins, c’est la réputation d’amateurisme que l’auto édition se traîne,  Les maisons se méfient de ceux qui tentent de se faire sans eux, à tort ou à raison. Mais première expérience avec un livre auto édité ayant été plutôt une grosse déception, je me suis dit que je m’en tiendrai là, n’en déplaise aux quelques auteurs dont j’ai acheté les livres durant de petits salons, par curiosité ou sympathie.

Et puis j’ai réfléchi (si si).

L’écriture, c’est comme beaucoup de choses en ce monde ; il y a beaucoup d’appelés pour peu d’élus. Derrière l’édition d’un livre et à plus forte raison derrière une auto édition, il y a une démarche artistique et personnelle forte. Pas forcément motivée par l’argent et la gloire (bon un peu quand même) , l’auteur se jette dans le grand bain par ses propres moyens, sans toujours savoir nager mais avec son envie de faire connaitre sa passion. Je me dis que même s’il y a plus de daube que de bons ouvrages auto édités, il serait intéressant d’en apprendre plus :

  • Pourquoi on se lance dans l’auto édition ?
  • Quel est le parcours de l’auto édité ?
  • L’auto édité et les autres (avec ou sans la Toile)
  • Qu’attends un auto édité de sa démarche.

Sharon Kena a eu un avantage (un seul !) dans ma vie de lectrice curieuse : j’ai pu discuter avec tout un tas de gens, dont les expériences différent un peu de ce que je sais de ce petit monde. Dans les jours prochains, je tâcherai de vous en parler afin que ceux qui se sont posé autant de questions que moi, ceux qui hésitent à se lancer, comprennent ceux qui sont dans le bain, en toute humilité bien entendu.

J’espère que ce sera une expérience aussi enrichissante pour vous que pour moi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *