[BD] Bloodlight. Chapitre 1 : frustration

Pour laisser sa mère s’éclater avec son copain joueur de base-ball, Isabella Cygne débarque à Fourchette, le patelin où vit son père flic. Elle intègre le lycée et sa faune de loosers et fait la connaissance d’Edouard Cudelaine, le beau gosse de la place. Passé l’étonnement, l’objectif de Bella est clair : prendre un bisou, et plus si affinités à ce garçon pâle comme la mort.

Vampires et autres drogues

J’avais déjà lu et vu des parodies de Twilight. Plus ou moins réussies, elles tapaient toutes joyeusement sur le phénomène qui a rendu les suceurs de sang sexy et les filles hystériques devant un certain Robert (que personnellement, je ne trouve pas si beau que ça… pas taper !) Bloodlight surfe allègrement sur la vague : les fans d’Edward et Bella vont détester, les autres vont bien rigoler.

Ce premier chapitre reprend la partie allant de l’arrivée de Bella à la scène du champ de fleurs et concentre tous les petits détails qui font rire les détracteurs des livres : Bella recevant un pick-up en guise de cadeau de bienvenue, l’arrivée au lycée avec ses ados bien plus sous hormones qu’on ne le pense. La rencontre Bella-Ed se solde par une humiliation totale et une scène assez dégeu mais tordante.

Les vampires de Fourchette parlent un langage plus que châtié et Bella, qui a déjà succomber va tout faire pour avoir un bisou de son beau pâlichon. Une frustration hormonale qui va faire le sel de la BD. Bella bave sur tout le monde, Ed, Jacob, le père Cudelaine… Aucune scène clé n’est oubliée, même si en 48 pages, il faut forcément aller vite pour tout condenser. Bella, en bonne ado blasée mais plus intelligente que la moyenne manipule, se moque et méprise ses camarades, tout en se prenant sa part de loose quotidienne.

Les dessins n’ont rien de transcendants. Certaines planches piquent beaucoup les yeux, mais elles restent à hurler de rire. Le design des persos est assez correct (le nez de Jacob !). Le moment le plus épique reste le « dévoilement » quand Edouard retire sa chemise au soleil. J’ai juste pleurer de rire car elle m’a rappelé des amies qui criaient « le vampire du disco » das la salle de ciné.

Poil à gratter pour les fans, bol d’air pour les autres, Bloodlight a été un bon moment de détente.  A lire et à offrir, surtout à ceux qui attendent le quatrième film avec impatience.

Une citation pour finir. Bella lisant Vampire Diaries :  « pfff n’importe quoi… mais eux au moins il s’envoient en l’air… pfff… pas juste… »

Pour faire court : Les vampires ça travaille les hormones.

Pour qui ? Adolescents et fans ayant le sens de l’humeur

Si je veux la suite ? Ne serait-ce que pour revoir les Vol-Tuerie ! Et parce que le chapitre suivant s’appelle Excitation.

 ★★★½☆ 

Bloodlight. Chapitre 1 : Frustration

Zaz / Esdras / Gwen

Kantik 2011

48 p. / 13 €

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