Les vampires de Chicago. Tome 1 : certains mettent les dents

Agressée alors qu’elle traversait le campus de sa fac, Merit serait morte si elle n’avait pas été changée en vampire. Mais sa nouvelle condition ne l’enchante pas du tout. Malgré le soutien de sa meilleure amie Mallory, elle doit composer avec Ethan Sullivan, Maitre de la Maison Cadogan, un homme aussi beau que rigide. Merit qui chérissait son indépendance loin de sa famille avec laquelle elle ne s’entend pas va se retrouver en plein milieu d’intrigues politiques comme seules les vampires savent en créer, surtout depuis qu’ils ont révélé leur existence au monde. Et accessoirement, elle aimerait bien savoir pourquoi on a voulu la tuer.

Vampire ça se mérite

Les vampires de Chicago m’a été recommandé par une gentille vendeuse de Virgin, qui m’a repérée parce que je traine à peu près toutes les semaines du côté de la fantasy. Comme quoi, l’idée reçue selon laquelle il n’y a pas de libraires ou de personnes qui s’y connaissent dans ces grandes surfaces du livres est infondée. Parce qu’elle m’a mit une vraie petite perle entre les mains.

Le premier point fort du livre tient en un mot : Merit. Une jeune femme au caractère fort qui a préféré l’indépendance d’une vie étudiante à son père, richissime homme d’affaires plus soucieux d’ascension sociale que du bien-être de sa famille. Ses qualités (intelligence, réactivité…) autant que ses défauts (témérité, naïveté) vont être mis à rude épreuve après sa transformation, à laquelle elle n’a pas consentie (et pour cause).  Surtout pour accepter Ethan Sullivan. Ce vampire de pas loin de 400 ans, même s’il est beau et est un meneur-né a les réactions de son temps, il passe donc pour foncièrement réactionnaire, psychorigide et dépourvu d’humour auprès d’une Merit peu disposée à se soumettre à son autorité sans se battre pour rester ce qu’elle est.

Car là réside le second point fort du livre : l’évolution de Merit face à sa nouvelle situation. Elle ne se réveille pas un soir en se disant « ah ben zut, j’ai été changée en vampire… bon ben… c’est pas grave ! » Elle passe par toutes les phases possibles qu’implique cette situation : du déni, rébellion, acceptation partielle… en passant par l’inévitable première consommation de sang, la maitrise de ses nouveaux dons etc… Surtout, ces changements se verront aux travers de ses relations aux autres. Mallory, sa meilleure amie qui ne la lâchera pas, contrairement à son père qui voit en elle la possibilité que son empire ne s’effondre, et surtout Ethan, déstabilisé par l’attitude hors-norme de sa nouvelle recrue et son potentiel plus que prometteur. Il faudra tout ça et des situations particulièrement tendues pour que Merit accepte sa nouvelle personnalité.

Sans temps mort, le style d’écriture est vif et entrainant. Il s’attache autant à décrire les lieux que les pensées de Merit (comme souvent, le texte est à la première personne).  L’humour et la franche rigolade succède à des moments plus dramatiques parfois sans douceur, mais toujours avec talent. On s’attache assez rapidement aux personnages, tous plus colorés les uns que les autres. L’auteur sait ménager le suspens et la fin du livre promet une suite encore plus sombre et tendue, tant au niveau de la relation Merit/Ethan, que du conflit qui couve entre les vampires et les autres créatures surnaturelles (car il y en a beaucoup) qui peuplent la Ville des Vents.

J’ai donc passer un super moment en compagnie de ces vampires là et j’ai hâte de lire la suite. Ce livre là, c’est un vrai coup de cœur en puissance

Mythologie du vampire de Chicago

Les vampires de la ville des Vents se comportent de façon assez attendue, mais l’auteure a su relever l’intérêt en les faisant se regrouper par Maison. Ces maisons ont leurs règles de fonctionnement. La distinction entre elles se fait principalement dans la façon de s’approvisionner en sang (directement sur les humains ou non), mais d’autres choses peuvent primer. Dans cette société, les vampires sont foncièrement manipulateurs, véritables animaux politiques. Les vampires qui n’intègrent pas ce système sont appelés Solitaires et vivent au ban de la société vampirique.

Les vampires peuvent manger et boire normalement, le sang ne venant qu’en complément nécessaire à leur nouveau métabolisme. Pour le reste, ils ont tous les attributs de leur race, charisme, beauté, force et sans du combat…

Pour faire court : être un vampire ça se mérite

Pour qui ? Ceux qui aiment les filles de caractère

Si je veux la suite ? Ne serait-ce que pour reluquer Ethan !

 ★★★★★ 

Les vampires de Chicago Tome 1 : certains mettent les dents

Chloé Neil

Milady 2011

480 p. / 7 €

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