[Comic] Le cercle. Tome 1 : les liens du sang

Depuis le jour où sa mère a disparu, Rue voit des choses étranges. Des êtres portants cornes, ailes ou parures de feuilles se baladent parmi les humains sans que personne ne les remarque. Alors que son père est arrêté, soupçonné du meurtre d’une étudiante et d’avoir fait disparaître sa femme, la jeune fille se lance sur les traces de son passé, entrant en contact avec un monde inquiétant qu’elle ne soupçonnait pas.

L’histoire d’une fée, c’est… franchement flippant.

Holly Black (Les chroniques de Spiderwick, les Faucheurs) s’attaque maintenant au roman graphique, un genre encore peu prisé dans nos contrées mas qui rencontre un certain succès outre-Atlantique.

Rue (« ça rime avec kangourou haha ») à beau se dire qu’elle ne s’en fait pas, la disparition de sa mère n’est pas normale, pas plus que de voir des personnes sous un aspect différent, couverts de feuilles, portant des ailes. Des personnes que ses amis ne voient pas. Dans son enquête pour retrouver sa mère, Rue va croiser des personnages qu’elle pensait sortis de l’imaginaire collectif : les fées.

Inutile de rappeler que les fées ne sont pas (toujours) ces êtres diaphanes et inconditionnellement gentils. Dans le Cercle, elles se montrent mesquines, n’hésitant pas à tester sans arrêt les humains pour mieux les faire tomber. Personnages inquiétants, à commencer par Aubrey, le grand-père de Rue, elles ne reculeront devant rien pour atteindre leur but, quitte à faire des victime collatérales.

Le graphisme noir et blanc de Ted Naifeh joue avec les ombres des visages et des lieux, en parfaite harmonie avec l’ambiance lourde et lente que sait créer Holly Black. Le dessin rend les expressions des personnages parfois dures, souvent déterminées à agir. Les lieux bénéficient d’un grand soin, et que dire des fées et de leurs extravagantes parures, rendues à la perfection.

Les personnages sont intéressants, et comme souvent avec Holly Black, bénéficient d’une psychologie fouillée et complexe. Rue se comporte avec vaillance, dans un monde redoutable, et cela la rend d’autant plus appréciable. Les rebondissements sont légion et il n’est pas rare de ce dire « rah mais quelle peau de vache ! » quand on voit l’attitude de certains. Mais après tout, à part les fées, parfaitement conscientes de ce qu’elles font, Rue et son entourage ont une moyenne d’âge de 16 ans. Ce qui en rend certains très cons, d’âtres très mûrs.

Une bonne découverte, dont j’attends d’ores et déjà la suite.

Pour faire court : ne vous fiez pas aux apparences

Pour qui ? Ceux qui ne croient plus aux contes de fées

Si je veux la suite ? Féérquement

 ★★★★☆ 

Le Cercle. Tome 1 : les liens du sang

Holly Black / Ted Naifeh

Milady Graphics 2011

128 p. / 13.50 €

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