[BD] Tokyo Home. Une grenouille chez les Sushis !

Julie Wallon, 17 ans, débarque chez son père, un artiste un peu irresponsable qu’elle n’avait pas revu depuis longtemps. Particularité, : il est installé à Tokyo, Japon. La demoiselle ne maîtrise pas la langue ni les us et coutumes de ce pays. Qu’à cela ne tienne, grâce à sa bonne humeur – et une certaine pression paternelle qui l’oblige à avoir le premier degré d’apprentissage du japonais si elle veut rester – Julie va faire son trou.

« Je viens vivre ici pour les trois prochains mois et je ne baragouine même pas un mot de japonais.
Même pas peur ! »

Le Japon. Pour beaucoup de gens, c’est un pays peuplé de sumos, de cosplayers de Naruto et de mangeurs de sushis . Évidemment, quand on prend la peine de creuser – et pas forcément trop profond – on c’est que tout est bien plus subtil et complexe que cela. Et c’est tant mieux. Julie va en faire l’expérience en mode « immersion totale ». Bien qu’inscrite dans un lycée français, elle va devoir s’adapter à son monde et faire sa place. Pas si simple quand on sait comment elle a quitté sa mère (visiblement pas plus responsable que son père, elle n’hésite pas à lui envoyer le chat que Julie avait avant qu’elle ne quitte la France !).

Entre l’apprentissage de la langue, les nouvelles relations (amicales et inamicales) qui se tissent, et sa vie familiale, l’héroïne n’a pas le temps de s’ennuyer. On oublie d’ailleurs assez vite son âge, tant l’histoire qu’elle nous raconte est universelle. Qui n’a jamais ressenti cette impression de décalage (que dis-je, de fossé !) en arrivant en terre inconnue ? « Un Français au milieu de 127 millions de Japonais, cela devrait être facile à retrouver. C’est le seul qui va dans le sens inverse des files organisées ! ». Sans compter la jalousie ambiante des filles (on est dans un lycée après tout, les belles nouvelles ne sont pas bien vues). Mais c’est précisément ce décalage, et sa vision encore assez occidentale du monde qui vont aider Julie à s’ouvrir des portes, notamment avec Kyoko, alias Kyo la Muerte, catcheuse pro et lolita à ses heures. L’épisode de la poupée maléfique transformée en accessoire top-tendance me fait encore pleurer de rire rien qu’en y repensant !

Tokyo home, avec un dessin très frais ne cherche pas à copier un manga. On y retrouve des détails tout mignons, certes mais les personnages n’ont pas l’air tout droit sortis d’un shojo. Un trait à la fois simple et travaillé donne une allure enlevée et trépidante à  l’histoire. Les mimiques de Julie sont impayables ! Je me suis surprise plus d’une fois à rire à ses aventures scolaires et à en être émue aussi. Même s’il reste très général sur la façon de vivre au Japon, il lève quelques clichés, en entretient d’autres. C’est plus un panorama de la vie nippone à travers les yeux d’une ado qui à fort à faire avec la sienne, de vie.

Franchement sympathique, on en vient presque à regretter que ce ne soit qu’un one-shot. Snif. En attendant, on peu se consoler en allant visiter son blog acidulé et adresser des prières au ciel pour avoir rapidement des nouvelles de Julie et de son papa fou-fou.

Le blog de Cyrielle est par là -> Le journal de Cyrielle (en mode Tokyo home s’il vous plait !)

Pour faire court : immersion nippone

Pour qui ? Celles et ceux qui aiment les aventurières culottées

Si je veux la suite ? Pitié ! Julie ! REVIEEEEEENS !

 ★★★★★ 

Tokyo Home

Cyrielle / Gloris

Edition Kana / Collection  Kiko

2010 / 15 €

(c) Cyrielle

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