[Manga] Angel Voice, le foot viril…

Shingo Narita débarque en première année au lycée de Ranzan. Malgré  un bon fond, il use plus souvent de ses poings que de sa tête et il risque à tout moment l’expulsion définitive. Rapidement mis au pied du mur, il doit rejoindre avec d’autres méchants garçons le club de foot du lycée, justement repris par le professeur Kuroki, un entraineur atypique qui a bien l’intention de faire le ménage et de redonner au club ses lettres de noblesses.

Le foot au bout des poings

Takao Koyano a déjà commis un manga parlant de sport, Go and Go (Taifu Comics) qui parlait de base-ball. Le voila qui s’attaque au football avec Angel Voice, un titre aussi drôle que brut de décoffrage.

Quand je vous disais que je n’étais pas blasée par le shonen, je ne mentais pas. Bien que le principe de rédemption par le sport ait déjà été utilisé, il se dégage de ce titre un dynamisme fou. Les gars du lycée se battent souvent jusqu’au sang, mais il y a une ambiance étrangement légère sans doute due aux expressions des personnages quand ils rient ou sont détendus. Une bonhomie qui contraste admirablement avec les phases de baston intenses et pleines d’hémoglobine. Ça fait le même effet que de passer du Collège fou fou fou à Ken le survivant.

Angel Voice marche comme un flashback. Le prologue montre l’entraîneur faisant un discours d’encouragement à son équipe et notamment aux quatre redoutables dont Shingo fait partie. L’histoire racontera donc tout le parcours, toutes les embûches que le groupe va devoir affronter. Et les ennuis ne viendront pas que du caractère bien trempé des joueurs.

Très prenant, avec un dessin superbe et des personnages forts en gueule, Angel Voice à tout pour plaire. Les plus anciens d’entre vous y retrouveront un petit air de Racailles Blues absolument pas désagréable.

Pour faire court :Les (mauvais) anges du foot sont là.

Pour qui ? Les ados de 12 ans et +  qui aiment le foot et les persos à sales caractère.

Si je veux la suite ? Plutôt deux fois qu’une !

 ★★★★☆ 

Angel Voice / Takao Koyano.

Kana (Big Kana), 2010.

6.25 €

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