[SF Jeunesse] Atherton. Tome 1 : le palais du pouvoir

Roman de science fiction de Patrick Carman.
Editions Bayard Jeunesse
2010 / 12.90 €

 ★★★½☆ 

Sur les Hautes-Terres d’Atherton se dresse le palais du pouvoir où vivent dirigeants et privilégiés. Au-dessous, sur le Plateau, sont relégués paysans et éleveurs. Edgar, 11 ans, travaille à la culture des figuiers. La nuit, il s’entraîne en secret à escalader les falaises qui mènent aux Hautes-Terres. Il y découvre un livre mais, sur le plateau, personne ne sait lire.

Et pour cause ! Escalader les falaises menant à l’étage supérieur est aussi interdit que posséder un livre pour les gens du Plateau. Mais Edgar désobéit à ces deux règles, à cause d’un rêve, ou plutôt d’un souvenir remontant à son plus jeune âge, où il voit un homme cacher un livre dans les creux de la falaise en lui demandant de « chercher Atherton ». Malgré son désir d’avoir des amis proches il sait que ce qu’il fait est défendu et donc, ne se lie à personne pour garder son secret. Sa seule camarade est Isobel, une enfant fouineuse et un rien collante qui ne cesse de l’espionner.

On pourrait facilement passer à côté de ce livre dont la couverture, il faut bien l’admettre ne paie pas de mine (le montage n’est vraiment pas très beau). Pourtant ce serait une erreur car Atherton regroupe tous les bons ingrédients du roman d’anticipation.et d’initiation. L’aventure débute réellement quand Edgar, au terme de l’ascension de la falaise, rencontre Samuel dans le Palais du Pouvoir. Ce garçon est tout son contraire, craintif, indécis, et chétif, il n’a pour lui que de savoir lire. Mais cela suffira à nouer une amitié qui résistera aux Lords d’Atherton, des personnages aussi étranges que peu enclins à céder leurs pouvoirs sur le peuple malgré l’échéance inévitable : l’effondrement de la planète..

Pas un chapitre sans une révélation, un coin de voile levé sur l’inquiétude de tant de changements. On est entrainé de la première à la dernière page, car les réponses appellent de nouvelles questions plus pressantes encore. Impossible de ne pas faire le parallèle avec notre propre planète et nos comportements (in)humains. On se sent proche d’Edgar, comme d’Atherton, qui n’aurait jamais du naitre de cette façon.

J’attends donc la suite avec impatience. J’attends surtout le développement de l’histoire de Samuel et d’Isobel, qui méritent tous les deux autant d’attention que le héros. Et je prie pour que l’auteur ne tombe pas dans les poncifs liés au roman d’anticipation que sont l’écologie, l’abus de pouvoir et la lutte entre les hommes. En attendant, ce livre est à ne pas rater.

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